Sujet 38
La Mort et le Mourant (La Fontaine)
L'admiration pour l'Antiquité explique que
La Fontaine trouve une part de son inspiration
dans des textes appartenant à des fabulistes
antiques, eux-mêmes imprégnés des différents
courants philosophiques. Il n'est donc pas
étonnant qu'une réflexion portant sur le bonheur
fasse référence aux stoïciens et aux épicuriens.
Dans le " Le Philosophe Scythe ", l'auteur des
fables met en scène la rencontre de deux
personnages opposés en un court récit très animé
et terminé, comme de coutume, par une moralité.
Située dans une Antiquité imprécise, la scène
explicite deux conceptions du bonheur et délivre
une morale qui permet au lecteur de faire et de
justifier son propre choix, guidé par le
fabuliste. En prenant la parole en son propre
nom, l'auteur expose ainsi ce qui lui semble ...
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Sujet 39
Le Philosophe scythe (La Fontaine)
L'admiration pour l'Antiquité explique que
La Fontaine trouve une part de son inspiration
dans des textes appartenant à des fabulistes
antiques, eux-mêmes imprégnés des différents
courants philosophiques. Il n'est donc pas
étonnant qu'une réflexion portant sur le bonheur
fasse référence aux stoïciens et aux épicuriens.
Dans le " Le Philosophe Scythe ", l'auteur des
fables met en scène la rencontre de deux
personnages opposés en un court récit très animé
et terminé, comme de coutume, par une moralité.
Située dans une Antiquité imprécise, la scène
explicite deux conceptions du bonheur et délivre
une morale qui permet au lecteur de faire et de
justifier son propre choix, guidé par le
fabuliste. En prenant la parole en son propre
nom, l'auteur expose ainsi ce qui lui semble ...
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Sujet 40
Le Juge arbitre, l'Hospitalier et le Solitaire
(La Fontaine)
Cette fable est la dernière du dernier
recueil publié en juin 1693. A la suite d'une
maladie grave, à la faveur du saint-sacrement,
La Fontaine avait dû renier l'immortalité de ses
oeuvres passées, les Contes libertins, il dit
revenir à une pratique religieuse. On a voulu
voir dans cette fable l'écho de cette crise et
de ce reniement. Mais La Fontaine rassemble
toutes les fables écrites depuis 1678 et choisit
cette fable pour clore le dernier recueil.
Pourquoi la leçon de la fable peut-elle
constituer l'aboutissement de l'oeuvre ? On a un
titre qui renvoie expressément à la réalité
contemporaine : le mouvement de retour au réel
qui caractérise le titre et une partie du
développement. Les personnages ...
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Sujet 41
Le Songe d'un habitant du Mogol (La Fontaine)
Il est rare que La Fontaine s'exprime
directement et se permette des confidences dans
son oeuvre. Quelques fables cependant en
contiennent, ce qui est surprenant pour un
écrivain classique. Ainsi, le "Songe d'un
habitant du Mogol" développe durant 22 vers,
après un cours récit inspiré de l'Orient, une
déclaration lyrique sur les avantages de la
retraite, où la première personne du singulier y
abonde. L'auteur livre sa conception du bonheur,
fait de la solitude contemplative et de la ...
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Sujet 42
Le Pouvoir des Fables (La Fontaine)
La fable est un récit destiné à démontrer un
précepte : un but didactique qui dégage une
morale explicite. Nous allons montrer
l'efficacité ...
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Sujet 43
Le Vieillard et les trois Jeunes Hommes (La
Fontaine)
Cette fable est une méditation du fabuliste
vieillissant sur la vieillesse et sur la mort.
L'idée générale est que l'homme n'est pas maître
de sa destinée. Dans la mesure où il n'a pas
d'autre but que lui-même, il est esclave du sort
qui peut l'anéantir à tout moment. Mais, dès
l'instant où il pense aux autres, où il
s'intègre au mouvement universel des
générations, il est conscient de la fraternité
humaine et n'a plus à redouter la mort. La fable
se présente sous la forme d'un récit : à
l'impertinence des ...
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Sujet 44
Le Rat et L'huître (La Fontaine)
La poésie vient du latin "fabula" qui
signifie "récit à base d'imagination destiné à
dégager un précepte", et donc une morale. Les
anciens utilisaient la poésie pour en venir le
plus vite possible au côté moralisateur de leur
oeuvre. La Fontaine, célèbre poète français du
XVIIème siècle, appartenant au courant
"classique", nous conte à travers "Le Rat et
L'huître" une fable au registre humoristique où
il dégage plusieurs enseignements en décrivant
un rat, ayant quitté ...
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Sujet 45
L'astrologue qui se laisse tomber dans un puits
(La Fontaine)
Cette fable remonte à l'Antiquité avec Ésope
(3ème siècle avant J.C). Après avoir été
complètement oubliée au Moyen Age, ce genre
ancien revient avec La Fontaine au XVIIème
siècle. Avec " L'astrologue qui se laisse tomber
dans un puits ", Fable 13, Livre 2, La Fontaine
aborde un sujet qui passionne les esprits au
XVIIème siècle en reprenant la fable d'Ésope. Le
titre évoque Thalès Milet, un philosophe du
VIème siècle avant J.C, qui tomba dans un trou
car ...
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Sujet 142
La fille de La fontaine
Certaine Fille, un peu trop fière Prétendait
trouver un mari Jeune, bien fait, et beau,
d'agréable manière, Point froid et point jaloux
; notez ces deux points-ci. Cette Fille voulait
aussi Qu'il eût du bien, de la naissance, De
l'esprit, enfin tout ; mais qui peut tout avoir
? Le destin se montra soigneux de la pourvoir :
Il vint des partis d'importance. La Belle les
trouva trop chétifs de moitié : Quoi moi ? quoi
ces gens-là ? l'on radote, je pense. A moi les
proposer ! hélas ils font pitié . Voyez un peu
la belle espèce ! L'un n'avait en l'esprit nulle
délicatesse ; L'autre avait le nez fait de cette
façon-là ; C'était ceci, c'était cela, C'était
tout ; car les précieuses Font dessus tout les
dédaigneuses. Après les bons partis les
médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs.
Elle de se moquer. Ah vraiment, je suis bonne De
leur ouvrir la porte : ils pensent que je suis
Fort en peine de ma personne. Grâce à Dieu je
passe les nuits Sans chagrin, quoique en
solitude. La Belle se sut gré de tous ces
sentiments. L'âge la fit déchoir ; adieu tous
les amants. Un an se passe et deux avec
inquiétude. Le chagrin vient ensuite : elle sent
chaque jour Déloger quelques Ris, quelques Jeux,
puis l'Amour ; Puis ses traits choquer et
déplaire ; Puis cent sortes de fards. Ses soins
ne purent faire Qu'elle échappât au Temps, cet
insigne larron : Les ruines d'une maison Se
peuvent réparer : que n'est cet avantage Pour
les ruines du visage ! Sa préciosité changea
lors de langage. Son miroir lui disait : Prenez
vite un mari. Je ne sais quel désir le lui
disait aussi ; Le désir peut loger chez une
précieuse. Celle-ci fit un choix qu'on n'aurait
jamais cru, Se trouvant à la fin tout aise et
tout heureuse De rencontrer un malotru.
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Sujet 143
La jeune veuve de La Fontaine
La perte d'un époux ne va point sans
soupirs. On fait beaucoup de bruit, et puis on
se console. Sur les ailes du Temps la tristesse
s'envole ; Le Temps ramène les plaisirs. Entre
la Veuve d'une année Et la veuve d'une journée
La différence est grande : on ne croirait jamais
Que ce fût la même personne. L'une fait fuir les
gens, et l'autre a mille attraits. Aux soupirs
vrais ou faux celle-là s'abandonne ; C'est
toujours même note et pareil entretien : On dit
qu'on est inconsolable ; On le dit, mais il n'en
est rien, Comme on verra par cette Fable, Ou
plutôt par la vérité. L'Époux d'une jeune beauté
Partait pour l'autre monde. A ses côtés sa femme
Lui criait : Attends-moi, je te suis ; et mon
âme, Aussi bien que la tienne, est prête à
s'envoler. Le Mari fait seul le voyage. La Belle
avait un père, homme prudent et sage : Il laissa
le torrent couler. A la fin, pour la consoler,
Ma fille, lui dit-il, c'est trop verser de
larmes : Qu'a besoin le défunt que vous noyiez
vos charmes ? Puisqu'il est des vivants, ne
songez plus aux morts. Je ne dis pas que tout à
l'heure Une condition meilleure Change en des
noces ces transports ; Mais, après certain
temps, souffrez qu'on vous propose Un époux
beau, bien fait, jeune, et tout autre chose Que
le défunt.- Ah ! dit-elle aussitôt, Un Cloître
est l'époux qu'il me faut. Le père lui laissa
digérer sa disgrâce. Un mois de la sorte se
passe. L'autre mois on l'emploie à changer tous
les jours Quelque chose à l'habit, au linge, à
la coiffure. Le deuil enfin sert de parure, En
attendant d'autres atours. Toute la bande des
Amours Revient au colombier : les jeux, les ris,
la danse, Ont aussi leur tour à la fin. On se
plonge soir et matin Dans la fontaine de
Jouvence. Le Père ne craint plus ce défunt tant
chéri ; Mais comme il ne parlait de rien à notre
Belle : Où donc est le jeune mari Que vous
m'avez promis ? dit-elle.
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