Écrivain français
(château de La Brède, près de Bordeaux,
1689-Paris 1755).
Tradition et modernité
Né au milieu du Grand Siècle, disparu avant les
années décisives de la bataille encyclopédiste,
Montesquieu n'a pas vécu les grands combats des
lumières. Fier de ses « trois cent cinquante ans
de noblesse prouvée », quoique sa baronnie soit
récente, il reste jusqu'à sa mort « le
Président », bien des années après la vente
précoce de sa charge au parlement de Bordeaux.
Attaché à sa petite patrie, à ses relations
bordelaises, à ses terres qu'il gère en vigneron
entreprenant, mais aussi en seigneur soucieux de
ses « droits », à ses tours de La Brède, comment
serait-il l'homme des ruptures ? Il n'est pas
jusqu'à sa culture qui ne revête un caractère
traditionnel : plus de la moitié des trois mille
ouvrages de sa bibliothèque sont en latin.
Mais cet homme de tradition fut aussi un
moderne, parvenu à l'âge d'homme au moment où
s'achevait la fameuse querelle dont la
signification n'est pas étroitement littéraire.
Il s'est formé dans cette période de la « crise
de conscience européenne » où l'ordre ancien et
les valeurs admises sont ébranlés par un grand
vent de contestation, et, jusqu'à sa mort, son
horreur du « despotisme » s'est nourrie du
souvenir des années sombres du règne de Louis XIV.
L'éducation reçue chez les Oratoriens de Juilly,
moins classiquement rhétorique que celle que
dispensaient les collèges jésuites, a pu le
prédisposer à jeter sur le vieux monde un regard
neuf. Surtout, ce « grand provincial » est très
tôt devenu un Parisien qui ne cessera d'être
attiré par la capitale de l'Europe éclairée. Car
cette attirance n'est pas seulement mondaine.
L'aristocratie que Montesquieu fréquente dans
les salons parisiens, notamment dans celui de
Mme de Lambert, est aussi une élite
intellectuelle où voisinent « beaux esprits »,
gens de lettres, savants et philosophes. Sa
position sociale, le succès des Lettres
persanes, son titre d'académicien lui ouvrent
l'Europe entière lorsqu'il entreprend en 1728 le
« grand tour » qui le conduit pendant trois ans
de Vienne à Venise, à Florence et à Naples, de
Rome en Hollande et à Londres, où il séjourne
près de dix-huit mois. Grâce aux gazettes et aux
récits de voyages, l'horizon s'élargit encore :
à côté de l'Antiquité classique et des
« origines » de la monarchie française ou de
l'Europe contemporaine, les civilisations
lointaines – la Perse, la Guinée, les deux
Indes, le Japon, la Chine – ont leur place à La
Brède. Français « par hasard », malgré
l'enracinement dans le terroir natal,
Montesquieu se veut citoyen du monde : il l'est
de pratique autant que de vocation.
S'il inaugure un siècle cosmopolite, ce n'est
cependant guère dans ses aspects futiles et
superficiels. En voyage, il a la curiosité
légère du mondain qu'amuse le pittoresque des
mœurs, mais aussi une attention méthodique aux
systèmes politiques comme aux aspects
économiques, voire militaires de la vie des
États. Peu sensible aux paysages, il découvre
les beaux-arts en Italie, mais la beauté des
œuvres, sans lui être étrangère, le retient
moins que la manière dont elles sont faites.
Tout au long de sa vie, il pousse jusqu'à la
technicité le goût des observations précises et
des faits de l'espace et du temps qui
s'accumulent dans ses cahiers : Mes pensées,
Spicilège, Voyages, Geographica. Mais son
ambition intellectuelle déborde de beaucoup
celle des « recueils » de curiosa, qui
continuent, au XVIIIe s., la tradition de
l'érudition humaniste. Montesquieu a la
curiosité raisonnée du philosophe qui rapproche
et relie les faits qu'isole l'observation
superficielle, et il excelle à découvrir entre
eux des rapports inattendus. Il a enfin le goût
de l'utile et la passion du bien public. Moderne
surtout par sa volonté de comprendre, pour qu'on
y vive mieux, le monde où il vit.
les « Lettres persanes » (1721) : un bilan
lucide
« Quand j'arrive dans une ville, je vais
toujours sur le plus haut clocher ou la plus
haute tour pour voir le tout ensemble »
(Voyages).
C'est un signe des temps que ses premiers
travaux nous le montrent tenté à la fois par la
science et par la politique. Son Mémoire sur les
dettes de l'État (1716) et sa Dissertation sur
la politique des Romains dans la religion (1716)
sont des œuvres de circonstance où il prend
position sur les difficultés financières et
religieuses de la Régence. Elles sont
immédiatement suivies d'un projet d'une Histoire
physique de la terre ancienne et moderne (1719),
projet que Buffon 1707-1788 réalisera trente ans
plus tard – et d'Observations sur l'histoire
naturelle, où un amateur malhabile se révèle
hardi philosophe. Montesquieu s'y range parmi
les « cartésiens rigides », pour qui les
mystères de la génération relèvent du seul
« mouvement général de la matière ». On peut
voir dans ces premiers écrits et dans la double
vocation dont ils témoignent au moins autant que
dans la lecture de La Bruyère, de J.-P. Marana
ou de C. Cotolendi, la « source » directe des
Lettres persanes.
Composées en trois ans, de la fin de 1717 à la
fin de 1720, celles-ci ne sont ni le badinage
imprudent que déplorait Marivaux, ni l'œuvre
délibérément subversive qu'y découvrait naguère
P. Valéry, mais le bilan lucide d'un monde en
crise. Livre spirituel, certes, où l'on passe
par toutes les nuances de l'ironie, de
l'amusement au sarcasme et à la satire indignée,
mais aussi livre sérieux, qui traite de
problèmes graves et où déjà l'auteur s'interroge
sur les conditions et les modes du bonheur
social. Livre frondeur, qui dénonce les unes par
les autres les fausses valeurs de l'Orient
musulman et de l'Occident chrétien, et dont le
pouvoir de contestation va bien au-delà du
simple persiflage, mais aussi essai positif pour
définir de vraies valeurs, celles qui fonderont
l'humanisme des lumières : raison, justice,
liberté, tolérance, « industrie ». Œuvre
inquiète, comme son héros, le persan Usbeck,
partagé entre le scepticisme et l'idéalisme. Il
n'est pas jusqu'à l'apparent désordre de la
composition, si éloigné de la rigueur classique,
qui ne fasse des Lettres persanes à la fois un
modèle de rationalisme critique et un
chef-d'œuvre de scintillement rococo.
L'essai d'une méthode : les « Considérations sur
les causes de la grandeur des Romains et de leur
décadence » (1734)
« En laissant beaucoup voir, il laisse encore
plus à penser et il aurait pu intituler son
livre, histoire romaine, à l'usage des hommes
d'État et des philosophes » (d'Alembert).
Lorsque Montesquieu, à son retour d'Angleterre,
médite sur l'histoire de Rome, ce n'est pas pour
oublier le présent. Les Considérations ne sont
pas une œuvre scolaire ou académique ; elles
fourmillent d'allusions à l'actualité, et ce
n'est pas sans raison qu'elles furent d'abord
imprimées en même temps que d'audacieuses
Réflexions sur la monarchie universelle en
Europe, à la diffusion desquelles l'auteur
renonça par prudence au dernier instant ; alors
que la guerre de la Succession de Pologne
ravivait les plus mauvais souvenirs du règne
précédent, une étude de l'impérialisme romain
n'éloignait guère des problèmes du moment. Un
autre parallèle s'imposait du reste à l'esprit
de Montesquieu et de ses lecteurs : l'analogie
entre la république romaine et la monarchie
anglaise. La rédaction des Romains est
contemporaine de l'analyse de la Constitution
anglaise, qui deviendra le plus célèbre chapitre
de l'Esprit des lois. Il faut lire le livre
comme une leçon sur les dangers du
« despotisme » et comme une réflexion sur les
conditions concrètes de la liberté : les
« divisions » de la république, que Bossuet
condamnait, empêchaient en réalité tout « abus
de pouvoir » ; au contraire, l'ordre
monolithique instauré par Auguste, « rusé
tyran », n'était que « servitude ».
À ce plaidoyer discret en faveur du pluralisme
politique s'ajoute une leçon philosophique qui
est sans doute la principale contribution des
Romains au progrès de l'historiographie. Si
Montesquieu a beaucoup lu, son érudition n'est
pas neuve et sa méthode est fort peu critique ;
il traite, par exemple, des origines de Rome
avec une parfaite indifférence au débat ouvert
depuis une dizaine d'années à l'Académie des
inscriptions et belles-lettres sur le héros
éponyme et la suite traditionnelle des sept rois
de Rome. Mais il renonce aux facilités de
l'histoire narrative, épique ou tragique au
profit d'une analyse en profondeur pour laquelle
l'articulation des « causes générales » et des
« causes particulières » a plus d'importance que
l'affrontement spectaculaire des grands hommes.
Nous dirions aujourd'hui que sa conception de
l'histoire est structurale et non
événementielle. Laïcisant le providentialisme de
Bossuet et l'occasionnalisme de Malebranche,
Montesquieu n'aperçoit dans le destin de Rome ni
une succession de hasards ni la manifestation
visible des desseins secrets de Dieu, mais le
développement nécessaire d'une situation
historique et d'un système politique :
l'histoire est rationnelle.
« De l'esprit des lois » (1748) ou la synthèse
impossible
« Newton a découvert les lois du monde
matériel : vous avez découvert, Monsieur, les
lois du monde intellectuel » (lettre de Charles
Bonnet, 14 novembre 1753).
La rationalité de l'histoire fait que les lois
et les usages, même les plus aberrants pour la
raison occidentale moderne, ont un « esprit ».
Vingt ans de lecture, d'observations et de
méditations ont convaincu Montesquieu que les
hommes n'étaient pas « uniquement conduits par
leurs fantaisies ». Échappant au double écueil
du dogmatisme et du pyrrhonisme, le philosophe
du droit s'emploie donc à expliquer la raison
des choses. Tâche immense où s'épuise
l'enthousiasme intellectuel d'un homme devenu à
demi-aveugle : la genèse tourmentée de
l'ouvrage, les tâtonnements de sa composition en
attestent la difficulté. Mais on a trop parlé,
dès 1748, du « désordre » l'Esprit des lois. À
défaut d'un plan rigoureux, une lecture
attentive découvre dans les trente et un livres,
dans la succession déconcertante des chapitres,
réduits parfois à quelques lignes, dans le
miroitement d'un style lapidaire qui va de
l'épigramme à l'anaphore lyrique la « chaîne
secrète » d'une pensée souple et nerveuse,
soucieuse de tout embrasser et de tout
comprendre. Pionnier d'une science nouvelle,
comme l'ont montré tour à tour A. Comte, E.
Durkheim, G. Gurvitch, S. Cotta, R. Aron et L.
Althusser, Montesquieu est le grand précurseur
de la sociologie moderne : le premier à
concevoir l'ensemble du corps politique comme
une totalité dont tous les éléments – climat,
économie, mœurs, institutions – agissent les uns
sur les autres selon une logique rigoureuse. Ce
serait cependant fausser le « dessein de
l'ouvrage » que d'y chercher seulement l'amorce
d'une science positive des faits sociaux. Pour
Montesquieu, la justice et le droit naturel sont
partie intégrante de la « nature des choses » :
la nécessité de la nature se confond avec la
finalité d'un ordre orienté vers le meilleur.
Mais cette démarche optimiste se heurte à des
institutions – l'esclavage, le despotisme, etc.
– dont la raison la plus compréhensive ne
parvient pas à prendre son parti. Alors,
l'idéalisme conservateur se mue en idéalisme
critique. Toute l'ambiguïté politique de
l'Esprit des lois est commandée par sa double
visée méthodologique, à moins que la première, à
l'inverse, n'explique la seconde.
Dès 1748, le « libéralisme aristocratique » de
Montesquieu a été l'objet d'interprétations
contradictoires. Au XIXe s., l'auteur de
l'Esprit des lois est passé abusivement pour le
parrain du système parlementaire. En réalité, il
n'a été ni « l'opposant de droite » à la
monarchie absolue (L. Althusser), ni le
théoricien du capitalisme mercantile (Etiemble)
dont on parle de nos jours. On ne résume pas en
une formule univoque l'œuvre aux facettes
multiples d'un homme qui a su unir de façon
aussi exemplaire, dans le cadre que lui imposait
la société de son temps, la passion de la raison
et la passion de la liberté.
Montesquieu et la science politique
Introduction
Montesquieu s'inscrit dans le grand courant de
réflexion politique des philosophes du XVIIIe s.
Ce théoricien, qui explique la diversité des
races et des tempéraments humains par la
diversité des climats qu'ils subissent, a
disséqué la société en classant les différents
types de gouvernement avec une originalité de
méthode et une modernité que ne renierait pas la
sociologie politique contemporaine.
Les trois gouvernements
La république, la monarchie, le despotisme, tels
sont les trois types de gouvernement que
Montesquieu identifie.
Dans le premier, le chef du gouvernement
s'adresse directement à ses sujets, égaux dans
la liberté : « Le peuple en corps ou seulement
une partie du peuple (c'est ce qui distingue la
“ démocratie ” de l'“ aristocratie ”) a la
souveraine puissance » ; le peuple délègue son
autorité au gouvernement qui le représente.
Dans le deuxième cas, le monarque gouverne, par
l'intermédiaire de corps privilégiés, des sujets
égaux dans l'obéissance : « Un seul gouverne
mais par des lois fixes et établies. Des corps
intermédiaires ont reçu du souverain une
délégation de puissance [...] Ce peuple est
soumis à l'autorité royale. »
Quant au troisième cas, c'est le règne absolu du
despote sur des esclaves égaux dans la
servitude : « Un seul, sans lois et sans règles,
entraîne tout par sa volonté et par ses caprices
[...] on a reçu l'ordre et cela suffit. » Le
peuple subit le joug tyrannique d'un maître
absolu.
Le principe des gouvernements
Chaque type de gouvernement repose sur un
principe, un ressort qui commande son action et
assure sa sauvegarde.
Le gouvernement républicain repose sur le
principe de vertu – la subordination volontaire
de l'intérêt particulier au bien général –, car
les citoyens sont garants de la loi ; la vertu
doit leur permettre de faire face à leurs
devoirs et à leurs droits civiques.
Le gouvernement monarchique a pour principe
l'honneur : le code de l'honneur doit permettre
aux corps privilégiés, auxquels des
responsabilités sont confiées, de remplir leur
mission ; au-delà, la mécanique
constitutionnelle permet le libre jeu des
égoïsmes.
Le gouvernement despotique a pour principe la
crainte : « Il faut [...] que la crainte y
abatte la courage et y éteigne jusqu'au moindre
sentiment d'ambition. »
La théorie des pouvoirs intermédiaires
Parmi les esprits éclairés qui souhaitaient un
changement modéré de l'organisation politique
(mais qui ne soupçonnaient pas l'imminence d'une
révolution), Montesquieu figurerait comme
partisan d'une monarchie tempérée, où le roi ne
peut s'abandonner à la tentation de devenir un
despote, ni le peuple à celle de libérer ses
instincts d'indépendance ; comme illustration de
cet équilibre, il cite la monarchie anglaise,
caractérisée d'après lui par « la liberté des
honnêtes gens à l'abri des lois », la séparation
des pouvoirs, la puissance du commerce et la
prospérité générale. C'est d'ailleurs le rôle
des corps privilégiés (essentiellement clergé,
noblesse, parlements) de garantir la paix
intérieure du royaume : c'est à eux, ces
« pouvoirs intermédiaires, subordonnés et
dépendants », qu'il incombe de tenir l'État dans
un certain équilibre.
La théorie de la distinction des pouvoirs
Dans le même esprit de modération et
d'équilibre, Montesquieu recommande que les
pouvoirs ne soient pas concentrés dans les mêmes
mains. Trois niveaux de pouvoirs sont
distingués : le pouvoir exécutif, où « un seul
agit mieux que plusieurs » ; le pouvoir
législatif, qui rédige, corrige et abroge les
lois, et qui appartient en principe au peuple ou
à ses représentants ; le pouvoir judiciaire,
enfin, qui juge d'après les lois et qui relève
d'organismes particuliers (parlements).
Montesquieu et la science politique
Montesquieu inaugure une méthode nouvelle pour
l'étude des faits qui touchent au gouvernement
des sociétés. La politique était pour Machiavel
une technique réglée par la seule opportunité,
pour Bossuet une mystique ayant ses sources dans
l'Écriture sainte. Elle devient avec Montesquieu
une science fondée sur la connaissance précise
des rapports souhaitables des hommes entre eux :
« Les lois sont bonnes lorsqu'elles réalisent
non pas l'équité et la justice en soi, mais la
part d'équité et de justice qui s'accommode avec
le climat, le terrain et les mœurs. » Si ce
n'était un anachronisme, on pourrait qualifier
la classification des gouvernements de
Montesquieu d'un terme emprunté à la sociologie
moderne : Montesquieu fait la typologie des
régimes.
Montesquieu et le libéralisme politique
Les idées de Montesquieu, penseur libéral, ont
exercé une influence profonde : les législateurs
des assemblées révolutionnaires lui ont emprunté
le principe de la séparation des pouvoirs et
tout un programme de réformes. Comme celle des
autres philosophes de son siècle, appuyant leur
réflexion sur les sciences de l'homme, l'analyse
politique de Montesquieu a toujours eu une
importante dimension morale.
Mais bien qu'aspirant à un certain changement,
Montesquieu sait que « tout se tient dans le
corps politique » et que, par conséquent, toute
modification est difficile. « Il n'appartient,
dit-il, de proposer de changement qu'à ceux qui
sont assez heureusement nés pour pénétrer d'un
coup de génie toute la constitution d'un État. »
Les œuvres
Les œuvres majeures
Les Lettres persanes
« À Cologne chez Pierre Marteau » (en réalité
chez J. Desbordes, Amsterdam), 1721 ; nouvelle
édition corrigée et augmentée, ibidem, 1755.
(Bibliographie dans l'édition critique établie
par P. Vernière, « Classiques Garnier », 1960.)
Considérations sur les causes de la grandeur des
Romains et de leur décadence
Amsterdam, J. Desbordes, 1734 ; nouvelle
édition, Paris, 1748. (Édition Camille Jullian,
Hachette, 1896 ; H. Barckhausen, Imprimerie
nationale, 1901 ; J. Ehrard. Garnier-Flammarion,
1968.)
De l'esprit des lois
Genève, Barrillot et fils, 1748 ; nouvelles
éditions revues, ibidem (en réalité Paris, Huart
et Moreau), 1749 et 1750 ; édition posthume
« revue, corrigée et considérablement augmentée
par l'auteur », Londres, 1757. (Édition J. de
Brethe de La Gressaye, Les Belles Lettres,
4 volumes, 1950-1961 ; textes choisis, présentés
et annotés par J. Ehrard, Éditions sociales,
1969.)
Autres œuvres
Histoire véritable
Édition R. Caillois, « Textes littéraires
français », Genève, Droz, 1949.
Essai sur le goût
Édition Ch. J. Beyer, ibidem, Genève, Droz,
1967.
Œuvres complètes
Éditions R. Caillois, Gallimard, « Bibliothèque
de la Pléiade », 2 volumes, 1949-1951.
Éditions André Masson, Nagel, 3 volumes,
1950-1955 (tome I : reproduction des œuvres
complètes de 1758 ; tome II : Mes pensées,
Geographica, Spicilège, Voyages ; tome III :
œuvres diverses, correspondance, etc.) ;
éditions Daniel Oster, « l'Intégrale », Éditions
du Seuil, 1964.
© Larousse / VUEF 2003