Sujet 76
A une passante (Baudelaire)
Ce sonnet appartient aux tableaux parisiens
du recueil Les fleurs du mal, il est donc lié à
l'inspiration de la vie. L'univers urbain offre
à Baudelaire des sujets de description, de
narration, de réflexion. Mais le poète ne reste
pas extérieur au spectacle de la rue. Il y
participe, à la recherche de rencontres
décisives, en quête de symboles qui font de ces
spectacles et de ces rencontres les reflets d'un
monde complexe, celui de la condition humaine,
celui de sa propre vie. En ce sens, chaque
rencontre est importante. Le sonnet est
construit sur un thème romanesque, celui de la
rencontre. Mais il est traité ...
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Sujet 77
Le Cygne (II) (Baudelaire)
Ce poème est une dédicace à Victor Hugo, qui
était à l'époque exilé à Guernesey en 1860. Dans
la première strophe, le poète évoque le Paris
qui change. Il se réfugie dans ses souvenirs et
dans ses créations. Des strophes 2 à 5, il
énumère des exilés avec lesquels il se sent en
solidarité (cygne-Andromaque-négresse-orphelins)
: le poète fait une généralisation. Par la suite
...
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Sujet 78
Correspondances (Baudelaire)
Le sonnet des " Correspondances " est la
pièce IV de la première section de l'oeuvre "
Les Fleurs du Mal " intitulée " Spleen et Idéal
". Ce poème est essentiel dans l'oeuvre car on
en fait souvent le point de départ du Symbolisme
(au sens étymologique, le symbole est un signe
de reconnaissance). Ce sonnet comporte une des
clefs de la poésie Baudelairienne : la nature.
Elle joue un rôle d'intermédiaire entre l'humain
et le divin. Le poète la déchiffre grâce à sa
sensibilité, alors que l'homme ordinaire perçoit
les mystères ...
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Sujet 79
Le Fou et la Vénus (Baudelaire)
Le poème "Le Fou et la Vénus" comporte sept
strophes réparties autour d'un lien logique
central : " Cependant ", qui souligne
l'opposition entre la magnificence de la nature
et le désespoir et la solitude du bouffon ; mais
aussi entre la vision d'ensemble et détaillée
centrée sur deux personnages : le bouffon et la
Vénus. La description de la nature montre qu'il
s'agit d'un monde idéal. Mais l'apparition du
fou montre la situation du poète face au monde
et fait apparaître que l'idéal est ...
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Sujet 80
Parfum Exotique (Baudelaire)
Baudelaire, à 21 ans, après la mort de son
père, disposait de l’héritage paternel mais,
comme il était très dépensier, sa mère le met
sous tutelle, et il est déclaré irresponsable
.C’est une profonde humiliation : il est obligé
de travailler en écrivant de la poésie. Il pense
que sa vie entière est sous le signe d’une
triple malédiction : le travail poétique sera
une torture, il sera toujours en souffrance
physique et morale ...
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Sujet 81
Paysage (Baudelaire)
"Paysage" est le premier poème de la section
intitulée "Tableaux parisiens". Dans celui-ci,
Baudelaire définit sa démarche poétique et ses
sources d'inspiration. Il présente ici le
contexte de création poétique, la ville. Il
précise comment le réel se métamorphose, et fait
comprendre au lecteur la nécessité de la
solitude et de l'isolement pour le poète. Le
poème est construit en deux strophes
irrégulières d'alexandrins : la première est un
huitain et la seconde une strophe de 18 vers.
L'utilisation des rimes plates donne ...
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Sujet 120
Charles Baudelaire : « Le goût du néant »
extrait des Fleurs du Mal
Morne esprit, autrefois amoureux de la
lutte, L'Espoir, dont l'éperon attisait ton
ardeur, Ne veut plus t'enfourcher! Couche-toi
sans pudeur, Vieux cheval dont le pied à chaque
obstacle bute. Résigne-toi, mon coeur; dors ton
sommeil de brute. Esprit vaincu, fourbu ! Pour
toi, vieux maraudeur, L'amour n'a plus de goût,
non plus que la dispute; Adieu donc, chants du
cuivre et soupirs de la flûte ! Plaisirs, ne
tentez plus un coeur sombre et boudeur! Le
Printemps adorable a perdu son odeur! Et le
Temps m'engloutit minute par minute, Comme la
neige immense un corps pris de roideur; Je
contemple d'en haut le globe en sa rondeur Et je
n'y cherche plus l'abri d'une cahute. Avalanche,
veux-tu m'emporter dans ta chute?
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Sujet 122
Charles Baudelaire : « Chacun sa chimère »,
extrait des Petits poèmes en prose
CHACUN SA CHIMÈRE Sous un grand ciel gris,
dans une grande plaine poudreuse, sans chemins,
sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je
rencontrai plusieurs hommes qui marchaient
courbés. Chacun d'eux portait sur son dos une
énorme Chimère, aussi lourde qu'un sac de farine
ou de charbon, ou le fourniment d'un fantassin
romain. Mais la monstrueuse bête n'était pas un
poids inerte; au contraire, elle enveloppait et
opprimait l'homme de ses muscles élastiques et
puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes
griffes à la poitrine de sa monture et sa tête
fabuleuse surmontait le front de l'homme, comme
un de ces casques horribles par lesquels les
anciens guerriers espéraient ajouter à la
terreur de l'ennemi. Je questionnai l'un de ces
hommes, et je lui demandai où ils allaient
ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni
lui, ni les autres; mais qu'évidemment ils
allaient quelque part, puisqu'ils étaient
poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter : aucun de ces voyageurs
n'avait l'air irrité contre la bête féroce
suspendue à son cou et collée à son dos; on eût
dit qu'il la considérait comme faisant partie de
lui-même. Tous ces visages fatigués et sérieux
ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la
coupole spleenétique' du ciel, les pieds plongés
dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce
ciel, ils cheminaient avec la physionomie
résignée de ceux qui sont condamnés à espérer
toujours. Et le cortège passa à côté de moi et
s'enfonça dans l'atmosphère de l'horizon, à
l'endroit où la surface arrondie de la planète
se dérobe à la curiosité du regard humain. Et
pendant quelques instants je m'obstinai à
vouloir comprendre ce mystère; mais bientôt
l'irrésistible Indifférence s'abattit sur moi,
et j'en fus plus lourdement accablé qu'ils ne
l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes
Chimères.
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